La profession de pauvre est un métier sans retraite.
On vous installe dans un statut de misérabilisme ou tout est compté chichement.
On vous administre, on vous controle, on vous quantifie, on vous évalue...
Jamais on ne vous propose, jamais on ne vous associe.
Vous vivez sans regarder les autres par peur de vous stresser davantage.
Le RMI ne suffira pas de toute façon à payer vos factures. Pourtant, les hivers sont froids et le chauffage difficile à entretenir.
La maladie vous guette, les douleurs et les accidents de la vie.
Vous êtes devenus un marché dont les campagnes ne peuvent plus se passer.
On achète ses pauvres, on les fait venir des villes pas encore éclos.
Il faudra en prendre soin dans les premiers mois pour ne pas risquer d'en perdre.
La misère peut s'échapper si on ne la contrôle pas.
message écrit le 2/2/2008
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