samedi 4 octobre 2008

Profession : pauvre dans le Morvan

La profession de pauvre est un métier sans retraite.

On vous installe dans un statut de misérabilisme ou tout est compté chichement.

On vous administre, on vous controle, on vous quantifie, on vous évalue...

Jamais on ne vous propose, jamais on ne vous associe.

Vous vivez sans regarder les autres par peur de vous stresser davantage.

Le RMI ne suffira pas de toute façon à payer vos factures. Pourtant, les hivers sont froids et le chauffage difficile à entretenir.

La maladie vous guette, les douleurs et les accidents de la vie.

Vous êtes devenus un marché dont les campagnes ne peuvent plus se passer.

On achète ses pauvres, on les fait venir des villes pas encore éclos.

Il faudra en prendre soin dans les premiers mois pour ne pas risquer d'en perdre.

La misère peut s'échapper si on ne la contrôle pas.

message écrit le 2/2/2008

Dans les villages de France, la misère des uns fait le bonheur des autres

Dans nos villages de France, tout gris, aux maisons délabrées, on cache une misère qui se tait.

Ces gens-là ne vivent pas... ils ont froid l'hiver et ne quittent pas leur maison l'été.

Il n'y a pas de vacances ni de culture pour eux, si ce n'est une télé à l'image désastreuse ou... les champs environnants.

D'autres, plus riches, ont de belles maisons entretenues à grands frais.

Pour "encadrer" cette population d'assistés, il y a une armée de fonctionnaires et de services publics qui sont les seules entreprises florissantes de la région.

La santé n'y est pas assurée normalement. Les maladies ou les suicides ont raison des plus vulnérables.

De plus, ces cantonnements sont énormément coûteux pour le pays.

Toutes ces populations zombies ne font que justifier les structures d'assistanat qui empilent leurs dossiers de financement.

C'est triste pour ces populations, c'est tristes pour les villes dont l'économie finance tout ces assistanats et services maintenus à grands frais et dont on pourrait se passer en rassemblant les gens dans des appartements confortables, en villes, où ils seraient plus heureux et, en tout cas, au chaud l'hiver.